Les écoles à Toronto

Dernière mise à jour : 17 févr.

Le choix de l’école peut vite devenir un casse-tête pour les francophones à Toronto. Pourquoi ? Parce qu’il y a du choix, peut-être un peu trop.


Lorsque nous sommes arrivés à Toronto, en avril 2016, ma première fille avait 3 ans et demi et avait démarré la maternelle en France en septembre 2015. Au Canada, l’école commence à 4 ans, elle ne pouvait donc pas encore intégrer l’école publique.


Je ne voulais pas remettre ma fille en garderie, le démarrage de l’école est une grande transition pour un enfant. Le Lycée Français de Toronto (LFT) fait exception dans le domaine, il accueille les enfants dès 2 ans et demi. Nous avons décidé de l’y inscrire. Le Lycée Français de Toronto est homologué par le Ministère de l'Education Nationale et conventionné par l'Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger (AEFE). Les enseignants et le proviseur sont détachés par l'Éducation nationale française. Mais côté portefeuille, c’est une école privée qui, si elle n’est pas financée par votre entreprise vous coûtera plutôt cher, environ 20 000$ l’année, de la maternelle au lycée, tout frais confondus. Ceci étant dit, cela reste abordable si on le compare aux autres écoles privées de Toronto.


Nous ne sommes pas en contrat d’expatrié, nous devions payer l’école et ne trouvions pas forcément l’intérêt de payer autant d’argent pour notre enfant de 4 ans en maternelle. Nous nous sommes alors penchés sur le système public. C’est là, que le casse-tête a commencé. Pourquoi ? Parce qu’il y a du choix !


Qu’est ce qui est le mieux ? : anglophone ou francophone ? publique ou privée ? catholique ou non ? Le plus dur a été de déterminer la langue principale de l’école. Après de nombreuses discussions avec d’autres parents, je dirais que les bonnes questions à se poser sont : pourquoi vous êtes-vous installé à Toronto ? Combien de temps pensez-vous y rester ? et surtout quel âge ont vos enfants ?


Les réponses à ces questions font pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Il est vrai que si votre enfant est scolarisé dans un lycée en France, vous préférerez peut-être le laisser dans le même type d’institution à la française, à savoir le Lycée Français de Toronto.


A noter, que ce n’est pas parce que vous commencez dans le francophone que vous ne pouvez pas basculer ensuite vers de l’anglophone ou vice et versa.


De notre côté, nous ne savions, et ne savons toujours pas, combien de temps nous resterions. Mais nous nous étions fixés un objectif : profiter de cette aubaine pour que toute la famille devienne bilingue anglais.


Une amie m’a dit que mon école de quartier était très bien, nous nous sommes alors lancés. Nous avons inscrit notre fille à l’école anglophone publique.


Les premiers jours n’ont pas été faciles, je ne vous le cache pas. Ma fille était épuisée en rentrant de l’école, une nouvelle langue à intégrer est fatiguant mais elle a eu la chance d’avoir une petite copine française qui venait également d’arriver.


Le plus important est d’apprendre à votre enfant les basiques, comment demander à aller aux toilettes par exemple. Je me souviendrai toute ma vie du premier jour d’école anglophone de ma fille, lorsque je suis venue la chercher, la pauvre se tortillait dans tous les sens et m’a expliqué ne pas avoir su demander à aller aux toilettes. Je dois avouer que je me suis sentie assez mal, j’aurai dû mieux préparer ma fille.


Mais quand le mois de décembre est arrivé, après tout juste 3 mois, que je l’ai entendu parler anglais pour la première fois, j’ai été si fière d’elle que je me suis dit que notre objectif était rempli ou du moins sur la bonne route.


Mon enfant va-t-il perdre son français ?

C’est une question qui revient souvent sur les forums. Chaque enfant et chaque famille sont différents. A la maison, nous ne parlons que le français (enfin un peu de portugais aussi mais pas autant que je le souhaiterai) et nous demandons à nos filles de ne parler que le français. Il est évident que certains jours les langues se mélangent dans les phrases mais nous les corrigeons à chaque fois. Nous insistons sur l’importance et la chance qu’elles ont d’être bilingues. Elles en sont fières et finalement ne trouvent pas si difficile de maintenir les deux langues.


Et la lecture et l’écriture ?

Mes deux filles lisent aussi bien en français qu’en anglais. Je ne pense pas avoir fait plus d’effort pour qu’elles apprennent sinon que de lire avec elles dès le plus jeune âge des livres en français chaque soir. De toute façon, si j’essayais de lire en anglais je me verrais aussitôt corriger mon accent par mes filles.


Ecole alternative

Il existe également quelques écoles alternatives autour de Toronto comme l’école de la Nature. J’ai décidé de vous en parlé car c’est ce que j’ai choisi pour ma petite dernière de 5 ans pour cette année un peu particulière. C’est une école très différente car elle ne suit pas le programme de l’Ontario mais son propre programme. Elle accueille les enfants dès 2 ans et demi pour les plus jeunes puis du jardin d’enfant à la 3ème année pour l’école primaire. Les enfants sont dehors toute la journée même en plein en hiver ! Ils font des balades en forêt, apprennent sur les arbres, les oiseaux et ce qui les entoure. Ils font bien évidemment quelques maths et de la lecture / écriture mais ce n’est pas aussi formel que dans une école traditionnelle.

Plus d’information sur l’école de la Nature de Vaughan ici.



Ce qu’il faut savoir


L’école commence dès l’âge de 4 ans. L’enfant doit avoir 4 ans avant le 31 décembre de l’année de la rentrée scolaire. Il y a deux années en maternelle, la 1ère année s’appelle la maternelle (junior kindergaten (JK) en anglais) et la seconde le jardin d’enfant (senior kindergaten (SK) en anglais).


L’école élémentaire va de la maternelle à la 6ème année. Vient ensuite le collège (middle school en anglais) qui sont les 7ème et 8ème années puis le lycée (high school en anglais) de la 9ème à la 12ème année.


Les écoles publiques sont organisées en conseil scolaire. A Toronto, il y a 4 conseils

scolaires :


Mes conseils

Considérez l’école de quartier si elle a un bon niveau. L’école de quartier est un bon moyen de sociabiliser, elle vous permettra de connaître les autres parents et de vous faire des amis près de chez vous. De plus, le système scolaire de l’Ontario, permet, selon moi, à l’enfant d’être plus confiant, il apprend à présenter des projets devant sa classe dès le plus jeune âge et il n’y a pas le traditionnel système de notes à la française dès la première année.


Trouvez l’école publique TDSB dont vous dépendez par rapport à votre adresse et vérifiez ses notes, en regardant la section EQAO score liée à votre école.


Si vous souhaitez inscrire votre enfant en francophone, il existe également de bonnes écoles mais là encore vous devrez regarder l’école dont vous dépendez. Connectez-vous sur le site du conseil scolaire désiré, pour trouver votre école.


Dans certaines écoles anglophones, il existe des classes de French Immersion. Si votre enfant est déjà bilingue, ces classes n’ont pas d’intérêt pour lui. Le niveau est débutant, le but est d’apprendre le français aux canadiens anglophones.


Concernant les écoles privées, vous trouverez la liste ainsi que toutes les informations officielles à leur sujet sur le site du gouvernement.



Vous préparez votre emménagement prochain à Toronto et vous souhaitez plus d’informations sur le sujet ainsi que sur toutes les démarches à effectuer avant votre départ et dès votre arrivée, mon guide d’accueil de l’expatrié à Toronto est disponible sur mon site www.simplerelocate.com.

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